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    Étude n°4 (2002)

         Le terme étude doit être ici compris comme exercice traitant d'une difficulté technique particulière, contrairement à un certains nombres d'impro-composition publiées sur ce blog où le terme étude désigne non pas un exercice technique mais plutôt une recherche sonore à mettre aux côtés des "esquisses" et "plus-que-courtes", même si, souvent, elles relèvent d'une  difficulté technique plus marquée que ces dernières. 

          L'objet de cette étude n°4 est, évidemment, de faire ressortir un thème à la main droite tout en maintenant la régularité des arpèges joués par cette même main. Les basses doivent être marquées pour donner de la profondeur sans couvrir le thème ni les arpèges. Une nuance  plus douce, comme une prise d'inspiration devra suivre le crescendo et la nuance forte qu'impose le caractère plus passionné de la partie centrale qui ne doit pas être accélérée et dont les dernière mesures, forte à nouveau,  devront céder naturellement la place au retour du thème initial, plus serein.

    La difficulté principale de cette étude réside dans les écarts des notes arpégées dont l'intensité sonore doit rester régulière sans jamais empêcher le thème de s'exprimer.

        La séquence midi ci-dessous donnera une petite idée de la partition qui demande un peu plus de qualité d'interprétation !

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  •         Dans ce premier article que vous pouvez lire aussi sur le blogadupdup, je vous propose, plutôt que de disserter sur mes intentions musicales, de vous expliquer comment faire vous même un peu de musique facilement en l'illustrant . Pas d’autre prétention que de se faire plaisir. La musique que je fabrique (vous remarquerez que je préfère éviter le mot composer) demande assez peu de choses finalement.
    Pour moi, gamin puis adolescent, dilettante s’il en est, la formation musicale se réduit à 6 ans de piano durant lesquels la pauvre dame qui m’enseignait devait s’arracher les cheveux. Des dispositions, mais aucun travail. Ce qui est très vilain. Mais c’est ainsi… Tout cela pour vous dire, qu’avec un minimum de technique et même si vous êtes un galopin un peu paresseux, vous pouvez déjà faire quelque chose et ce n’est pas rien ! Si vous savez aligner quelques notes avec vos petits « pattons », cela devrait suffire.

    Le matériel.

    Je dispose d’un mMaking ofac et d’un PC.  Le PC est loin d’être une bête de course (acquis pour la somme ruineuse de 300 euros il y a déjà quelques années) : il me permet de capturer des séquences MIDI avec un logiciel qui m’a coûté dix francs en 2000 mais qui ne fonctionne plus au delà de Windows XP et n’est plus vendu depuis longtemps : « compositeur » de Micro Application. Vous pouvez vous procurer de nombreux logiciels gratuits sur le net capables de faire le même travail. Si vous avez un PC sous Windows XP, vous pouvez trouver « compositeur » en occasion sur les sites de ventes en ligne.
    Je pourrais capturer mes séquences avec le mac, mais question d’habitude… et d’organisation de mon espace de travail. De toute façon, on ne change pas une équipe qui gagne… Vous pouvez donc vous contenter d’un seul ordi que vous reliez par USB ou fiche midi à un clavier, numérique, n’importe lequel disposant d’une interface midi.


    J’utilise un piano numérique. Voici l’animal. Pas de performances époustouflantes  mais le look permet d’imaginer qu’on joue en concert. C’est important l’imagination ! Le « Steinway » est relié par un câble MIDI au PC. Si vous voulez vous y mettre, un clavier bas de gamme suffit, sachant que vous ne capturez que les notes et pas le son. Vous pouvez attribuer l’instrument que vous voulez dans le logiciel arrangeur que vous utilisez.Making of

    Après avoir laissé courir les mimines sur le clavier, la séquence est sauvegardée puis transférée sur le Mac. En utilisant un seul ordi, c’est évidemment plus simple, pas besoin de transférer.
    Je dispose, enfin, d’un iMac et d’un logiciel gratuit, fourni avec tout mac, GarageBand, sur lequel va s’effectuer la plus grande partie de la création. A noter que je dispose de Logic, logiciel payant très complet mais dont la seule utilité est de me permettre de disposer d’une multitude d’échantillons sonores qui ne sont pas fournis avec GarageBand.

    Making of

    Pour les heureux possesseurs d’un mac, l’interface de Garage Band est très conviviale, le logiciel étant très vite pris en main. Les fonctions sans être complètes permettent déjà de réaliser des morceaux de qualité. Vous pouvez appliquer un certain nombre de filtres et en particulier assigner un peu de réverbération qui donne une amplitude « pro » au son.

                  Me concernant, les influences :   elles sont multiples et là je m’étonne des capacités de cet organe qu’est le cerveau. Certaines séquences que j’obtiens ressemblent furieusement à des compositions d’auteurs célèbres. Inutile d’imaginer que j’ai déjà beaucoup travaillé les morceaux auxquels ressemblent ces « impro-compositions ». Je vous laisse deviner pour chacun des morceaux présentés sur ce site d’où provient la réminiscence…

    Mais ne nous égarons pas. La séquence capturée est donc  importée dans Garage Band  puis découpée en morceaux. Les fragments obtenus peuvent être dupliqués pour les reprises, avec parfois insertions en provenance d’autres séquences. Je construis le morceau comme une composition sans écrire mais en découpant, copiant ou modifiant des éléments de la séquence d’origine.

    Making of

    Making of

    Pour les notes un peu mangées, on peut modifier la vélocité (entendez par là l’intensité du volume). Si le doigt a dérapé et que la croche est devenue une double croche double point qui vous défrise, la note récalcitrante peut être décalée. Sur la photo ci-contre, les notes sélectionnées sont modifiées à l’aide du curseur.

             Petite astuce. Le plus souvent, j’enregistre mes captures à un tempo plus lent qui me permet d’anticiper plus facilement au cours d’exécution de l’impro. Dans le logiciel, j’accélère le tempo … et je découvre mon morceau !
                Voilà, après ce travail pas bien fatigant, il ne reste plus qu’à écouter le résultat et l’exporter sous format .AIFF ou .waw sur le disque dur… ou ailleurs.

    Bonne création et bonne écoute.


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